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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/290

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DU LA UEMOCRATiE NOUVELLE.

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» la richesse, loin d’y être un droit, y est une M cause réelle de défaveur et un obstacle pour parvenir au pouvoir.

» Les riches aiment donc mieux abandonner ~) la lice que d’y soutenir une lutte souvent inë» gale contre les plus pauvres de leurs conci)) toyens. Ne pouvant pas prendre dans la vie publique un rang analogue à celui qu’ils occu» pent dans la vie privée, ils abandonnent la pré)’ mière pour se concentrer dans la seconde. » Il est facile d’apercevoir, dans les riches, un » grand dégoût pour les institutions démocratiques » de leur pays. Le peuple est un pouvoir qu’ils » craignent et qu’ils méprisent. Si le gouverne» mentde la démocratie amenait un jour une crise )) politique; si la monarchie se présentait jamais aux États-Unis comme une chose praticable » on découvrirait bientôt la vérité de ce que j’avance’. »

Si les classes moyennes sont exclues du gonvernement dans une république démocratique la république où elles s imagineraient régner ne pourrait donc être que I~r~oc/Y?~Me. Mais, si on étudie toutes les républiques de ce genre qui ont existé dans i antiquité, on s’assurera que le pouvoir de 1 aristocratie y était fondé sur ces De la démocratie en ~mcrfOMf, par Atexts de Toque ville, tom. ir. p. j? et !3.