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LIVRE VIt~ CHAP. VtH. 2 r,

Je voudrais aussi que notre gouvernement saisi de la grandeur de ce but national, que nous avons placé dans l’épanchement général de la lumière sur le reste du monde, facilitât par ses secours et sa protection le vaste développement de l’établissement religieux connu sous le nom de /M\ o/~ ei!r<2/ïeere~. Un immense séminaire dans lequel toute une armée de jeunes soldats du christianisme et de la civilisation, destinés à combattre e l’ignorance, la barbarie et la superstition dans les contrées les plus lointaines, se préparerait à cette sublime conquête, en apprenant toutes les langues que parlent les enfants des hommes en étudiant les sciences naturelles et en s’initiant aux arts les pius utiles à la vie, serait l’un des plus beaux monuments d un siècle où les nations se sont aperçues qu’elles avaient une destinée à remplir, non moins que les individus.

Mais ce n’est pas tout. Il serait également sage et grand de créer un autre collége de jeunes laïques formés pour devenir les missionnaires particuliers de la science, des arts et de l’industrie. Elevés aux frais de l’État, conduits par une éducation, dans laquelle rien ne serait ménagé, au sommet de chacune des connaissances humaines, ils partiraient pourvus d un salaire avantageux, et n auraient à remplir, pour le mériter, cl’antres conditions que de vivre sous un ciel