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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/289

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LIVRE XI, R;:A.r’. tX.

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rés des classes moyennes mais elles en font leurs instruments et ne les soutiennent sur la scène qu’aussi longtemps qu’ils demeurent tels. Si rien n’arrête la démocratie, elle devient maîtresse de tout. Le suffrage universel fait régner le nombre; de sorte que la balance finit par pencher du côté des pauvres et des ignorants. Le commun peuple élit les magistrats choisit les juges dispose des propriétés, sanctionne les lois, fait la paix ou la guerre.

Je parle de la république démocratique. Dans celle-ci les classes moyennes ne commandent pas; elles se perdent dans le gros de la nation; leur volonté n’a plus aucun moyen de se manifester leurs intérêts collectifs manquent d’organes elles ne font plus corps elles cessent de se concerter leur seule distinction est de s’attirer perpétuellement l’envie de la masse qui gouverne, et si elles dérobent quelque autorité, ce n’est qu’en servant des intérêts opposés aux leurs.

Laissons parler un éloquent écrivain sur la position de la classe moyenne dans les républiques de l’Amérique du nord

<fDe nos jours, on peut dire qu’aux Etats-Unis )) les classes riches de la société sont presque en» tiérement hors des affaires politiques, et que