Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/271

Cette page n’a pas encore été corrigée


UVRK X~ CHAP. V!.

?6T

partons en général, et que nous établissons ici la théorie de cette forme de gouvernement, sans songer à aucun temps, ni peuple en particulier. Nous devons avertir également que nous entendons par dégénération en despotisme, non pas seulement la suppression réelle des formes conservatrices des libertés politiques, mais encore la substitution de fait de l’autorité royale à la loi discutée et votée librement par les représentants du pays.

L’un ou l’autre de ces deux résultats peut d’abord être amené, par des divisions intestines, dans le sein de la monarchie des classes moyennes. Ces discordes viennent de deux causes déjà signalées par Montesquieu, à propos de la corruption du principe de la démocratie, savoir la première, la passion extrême de l’égalité, et la seconde, l’introduction de 1 esprit d’inégalité. « Le principe de la démocratie se corrompt, ’) non seulement lorsqu’on perd l’esprit d éga)’ lité, mais encore quand on prend l’esprit x d égalité extrême chacun veut être égal )) ceux qu’il choisit pour lui commander. x Pour lors, le peuple, ne pouvant souffrir le ’) pouvoir même qu’il connc, veut tout faire par lui-même, délibérer pour le sénat, exécuter pour les magistrats et dépouiiler tous les

"juges.