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LIVRE X, CMAP. IX.

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s unir à lui contre l’étranger, au risque de consommer la ruine de la France ou de se séparer de sa cause, et d acheter, par son abdication, de meilleures conditions pour le pays déjà envahi. Nous tenons que l’empereur et l’assemblée agirent tous deux, ainsi qu’ils durent le faire, dans l’intérêt national.

Lorsque les puissances coalisées firent leur fntrée dans la capitale, le 1 er avril 1814, elles marchaient après une déclaration semée comme devant prévenir toute résistance de la part d’une immense population. Elles avaient promis de respecter la nouvelle constitution que se donnerait le peuple français; et, tout en exprimant le vœu que les Bourbons fussent choisis pour mieux garantir la paix commune, elles avaient déclaré que leur rétablissement sur le trône dépendrait des décisions nationales. Le Sénat conservateur sanctionna, en effet, une constitution nouvelle où il était dit que les Français appelaient librement au trône le frère ainé de Louis XVI, à la condition que ce prince engagerait sa foi à la loi fondamentale tout récemment promulguée.

Louis XVIII se réserva~ avant d’entrer dans Paris, la faculté de refaire une autre constitution mais il s’engagea solennellement à mettre sous les veux du Sénat et du corps )égis)a(if le <r.)vnH qn’it aurait préparc i)\cc ouc commis"