Ouvrir le menu principal

Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/246

Cette page n’a pas encore été corrigée


DE LA DÉMOCRATIE NOUVELLE.

242

nouvelle. En butte aux tentatives désespérées du parti démocratique, les classes moyennes aspirent à goûter le repos et la sécurité dans la victoire. Ces conditions ne peuvent être remplies que par le rétablissement de l’unité permanente et inviolable dans le pouvoir exécutif. Ces réflexions suffisent pour expliquer le triomphe de Buonaparto au 18 brumaire, et la facilité avec laquelle il remit la couronne des rois sur sa tête.

Son gouvernement fut d’abord fondé sur la réconciliation des classes moyennes et des classes inférieures chacune d’elles se résignait à obéir en voyant l’autre réduite à ne plus commander. L’une et l’autre étaient satisfaites de leur partage le peuple ne régnait plus dans les clubs, mais livrait des batailles. La bourgeoisie n’était plus maîtresse sous un roi constitutionnel, mais exerçait tous les emplois, amassait des richesses, se rassasiait d’honneurs et recevait des titres de noblesse.

C’est par là qu’il faut admirer l’habileté de la politique impériale. Elle a satisfait le peuple sans république, et les classes moyennes sans liberté représentative elle a réuni la nation dans Ic sentiment de la puissance acquise au dehors par le génie et le courage militaire.

Mais ce système de gouvernement n’est possible qu’avec la guerre perpétuelle. Une fois la