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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/229

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LIVRE X~ CHAP. m.

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ainsi dire qu’un droit de souveraineté sur les contrées dont elle avait fait ses provinces. La Gaule obéissait à un préfet du prétoire, qui tenait en même temps l’Espagne sous son autorité. Son premier agent était le proconsul qui à son tour, surveillait les commissaires impériaux attachés aux différentes cités de la province. Telle était la hiérarchie administrative; mais en même temps les cités gauloises s’administraient elles-mêmes à peu près comme font aujourd’hui les villes de rayas, soumises à la domination du grand seigneur. Il existait, dans ces villes gauloises, trois ordres de citoyens libres, les patriciens, les bourgeois et les artisans.

A côté de la municipalité romaine l’Église prêchait l’égalité chrétienne. Grâce à la protection du clergé, la situation des colons agricoles s’était adoucie les hommes de cette classe n’étaient point confondus avec les esclaves, c’était la loi romaine qui avait établi cette distinction ils pouvaient épouser des femmes libres et s’élever même au sacerdoce.

C’est dans cette situation que l’invasion des Francs trouva la Gaule. Les Francs avaient l’habitude de tenir ces assemblées du <7~<ïm~ Voyez le Code /Apo<~ojfe/t.