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et à la jouissance des autres bienfaits dispensés par le ciel à l’humanité. C’est ainsi que nous entendons la formation et la fin des sociétés elles ne seront plus des multitudes soumises à des lois, faisant la guerre, signant la paix, labourant la terre se livrant au commerce prospérant, déclinant passant tour à tour sous le soleil, sans autre raison d’être que les passions et les besoins des hommes les jeux de la fortune, l’instinct général de conservation; selon notre doctrine, le monde créé pour le christianisme tend, par tous les accidents de sa marche, vers la possession des biens politiques et civils enfermés dans cette religion, qui condamne la tyrannie, et force à s’embrasser la paix et la liberté, l’égalité et l’obéissance, la justice et la force.

Maintenant s il est vrai que les nations ne soient formées que pour le bonheur et la perfection de chacun de leurs membres, quel est le plus apte des’ gouvernements à réaliser sur les peuples les vues de la Providence?

Pour nous, après de mm’es réflexions, nous avons été amené à penser qu’il existe, en effet, un gouvernement qu’on peut regarder comme la plus haute et la plus complète expression des besoins des peuples des progrès de la science politique et des intentions paternelles de Dieu. Nous croyons que !e sublime accord de la vertu du