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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/202

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DE LA DÉMOCRATIE NOUVELLE.

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ce terrible mélange est nécessaire pour étoufïer l’Ancien-Monde, faire périr les mœurs, les lois, les superstitions d’un univers idolâtre, et préparer un ordre d’Idées, de mœurs, de croyances, tout rajeuni et façonné sur des maximes apportées du ciel.

Voilà, débrouillée et cornprise, cette période d’obscurcissement qu’on nomme le moyen-âge. Cette prétendue éclipse de la civilisation devient, dans l’ordre de la Providence, le nuage qui porte le soleil levant. Ce n’est plus un naufrage incompréhensible mais un renouvellement mystérieux~ au sortir des ombres, une phase dans les destinées de l’humanité régénérée. Ne soyons pas confondus à la lenteur et à la gradation que Dieu met dans l’accomplissement de ses desseins. L’éternité est à lui et rien ne lui fait précipiter les choses avant qu’elles aient mûri pour sa gloire.

Une fois que la fusion des peuples eut été opérée par la conquête, la lumière se trouva portée à beaucoup de nations.

Mais, dans le moyen-âge, la foi .et le bonheur se cherchaient en vain. Le peuple se courbait devant la vérité comme devant les autres lois de ses maitres. Il n’y avait ni liberté, ni science, ni