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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/188

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DE L.1 DNMOCRATtR NOUVELLE.

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entre deux principes contraires appliqués l’un dans la loi, l’autre dans la pratique. Lorsqu’ils se plaignent du malaise social ils l’attribuent quelquefois à l’inhabileté du peuple français à jouir des droits politiques qui lui ont été conférés.

En cela, ils n’ont pas tort; mais le mal qui excite leurs plaintes, ils l’aggravent sans cesse, parce qu’ils sont plutôt disposés à diminuer l’action des lois politiques sur les mœurs que de se servir de cette action même pour amener les mœurs au niveau des lois.

L’amour de la centralisation est, au fond, une passion d’autorité*.

Je ne saurais rien dire de plus significatif contre l’esprit centralisateur qui nous égare que ce qu’en a dit M. Michel Chevalier dans le passage suivant « En France, depuis cinquante ans, nous sommes x possèdes d’une fièvre d’unités unité et perfection sont, pour nous, devenues synonymes. Nous avons remis tout au creuset et nous avons tout refondu dans un moule uniforme. Nous avons établi un système t politique qui concentre la France dans Paris, et dans lequel il suffit d’une roue placée au centre pour faire mouvoir les quatre-vingt-six roues départementales M les cinq cents roues d’arrondissements et les quarante H mille roues communales. A force d’exagérer les applif cations du grand principe d’unité, nous avons organisé « la France comme si c’était non un puissant royaume,