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LIVRE V)[,CHAP. Ut.

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a d’agrandir les objets dont elle s’occupe cette tiévre qui tourmente le cœur et ne lui laisse aucun repos, se retrouvent sous une autre forme, chez les nations les plus ignorantes et les plus étrangères aux idées qui suivent la civilisation. C’est dans la guerre qu’elles satisfont l’impérieux besoin de l’action et du mouvement. Regardez ce que font les tribus tout à fait sauvages de l’Afrique et de l’Amérique elles se combattent sans relâche. La guerre a de terribles chances qui remuent les cœurs les plus grossiers l’espoir de vaincre, la variété des menaces et des coups de la mort leur procure une joie farouche mêlée à un instinct confus du grand et du sublime. Le soldat russe, esclave pendant la paix se trouve-t-il en présence de l’ennemi il exerce une sorte de puissance il entre dans la barbare liberté de donner la mort.

Quand les nations peu éclairées qui sont régies par un gouvernement absolu ne font pas la guerre elles s’adonnent aux rits d’un culte sé-vère. Voyez les Chinois, les Indiens et les peuples musulmans. L’ame humaine exerce une grande activité dans la prière elle se tourne contre ellemême par la mortification, et il y a, dans les pratiques des religions plus de mouvements réels, plus d’actes propres à consumer toute 1 énergie de la volonté, plus d efforts qui demandent 1 cnthou