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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/102

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DE LA DEMOCHA’rmAOUVELf.K.

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CHAPITRE XXVI.

DE QUELQUES RÉSULTATS MERVEILLEUX DU RÉGIME MC~fCtPAT On tient de toutes parts, au bout des lèvres, les mots de municipalité et de commune, mais on ne s’attache guère à en peser le grand et vrai sens. On écrit ces mots sur le papier; on les range en titres de lois, mais sans avoir vérifié leur valeur réelle, ni mesuré l’étendue des effets produits par les choses qu’ils représentent à peu près comme un voyageur se défait, en pays étranger, de la monnaie nouvelle, tout en ignorant non moins ce qu’il donne que ce qu’il avait reçu. Certes, il n’arrive pas que quiconque profère ou trace le mot de commune se persuade qu’en cette parole soient ramassées pour un peuple les idées de vrai bonheur, de paix durable, de solide liberté, d’indestructible grandeur. Le mot de constitution, de charte, de loi fondamentale, résonne bien autrement à nos oreilles; c’est celui-là qui promet satisfaction à tous nos vœux d’indépendance publique et de sécurité particulière. Et cependant, je le répète, un peuple qui se serait donné la plus libre des constitutions de la terre mais qui manquerait en