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LES
ENCHANTEMENTS
DE
PRUDENCE


I


Les talents distingués sont seuls dignes d’occuper le public, il n’est permis qu’aux gens supérieurs de parler d’eux-mêmes ; mais j’ai pensé que des sentiments vrais, rendus avec naturel, pourraient intéresser. J’ai cru que le sort des femmes était parfois si malheureux, qu’on aimerait à en voir une suivre en liberté son cœur, et placer, dans sa destinée, l’amour et l’indépendance au-dessus de tout. J’écris pour ceux qui se plaisent à l’histoire des émotions, retrouvent leur sensibilité dans celle des autres, s’amusent à voir une âme s’ouvrir et s’attacher, cherchent les simples récits, les mémoires, les événements de l’existence intime, et peut-être au loin les questions morales et philosophiques qui s’y rattachent.