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Page:Alembert - Trois mois à la cour de Fréderic : lettres inédites.djvu/67

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rait avoir l’esprit plus droit et le goût plus juste que ne l’a ce prince. Je voudrais seulement qu’il ne me fît coucher trop tard. Je ne m’en plains pourtant pas, il est bien digne qu’on fasse pour lui des efforts et des sacrifices.

« Vous avez vu ce Testament philosophique en vers dont vous me parlez et que Voltaire cite. Il a été imprimé dans le Mercure en 1757 ou 1758. Il commençait ainsi : Croyez que si j’étais Voltaire, etc., finissait pas ces mots : je dois… penser vivre et mourir en Roi. Du moins je ne connais point d’autre testament philosophique du Roi ; je lui en parlerai à la première occasion et je vous ferai part de ce qu’il me dira là-dessus, car j’imagine qu’il ne me demandera pas le secret sur ces bagatelles. S’il est impénétrable dans les grandes affaires, il n’est nullement mystérieux dans les petites choses. »

« 22 juillet 1763.

« Je vous remercie des détails sur l’inoculation que vous m’écrivez, j’en ferai part ce soir au Roi. Je n’ai point de connaissance de ce Catéchisme de l’honnête homme, et je doute qu’il soit de Jean-Jacques Rousseau, précisément parce qu’on a affecté d’y mettre en abrégé les lettres initiales de son nom ; je le croirais plutôt de Voltaire[1]

  1. Cet ouvrage est, en effet, de Voltaire.