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Page:Alcott - Les Quatre Filles du docteur Marsch.djvu/356

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et nous aurons de temps en temps de très bons moments.

— C’est vrai, dit Jo, que vous êtes un très bon camarade, un ami gai et aimable quand vous n’avez pas de lubies, et je vous en suis bien reconnaissante. Votre bonne humeur a été et sera bien souvent une grande consolation pour moi.

— D’abord, dit Laurie avec affection, je ne pourrais jamais me passer de ma chère Jo. »

Jo, sur cette bonne parole, donna à Laurie une poignée de main bien sentie.

M. et Mme Marsch étaient à côté l’un de l’autre et revivaient, en regardant Meg et John, le premier chapitre de leur constante union.

Beth causait gaiement avec son vieil ami, M. Laurentz, qui tenait sa petite main dans la sienne.

« C’est grâce à vous s’ils sont heureux, lui disait-elle. C’est un grand bien que celui qu’on fait aux autres ; vous devez être content du meilleur contentement, monsieur Laurentz. »

C’est sur cette scène paisible d’intérieur que le rideau tomba ce soir-là. Nous le laisserons baissé sur un espace de quatre années, s’il vous plaît.