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Page:Alcott - Les Quatre Filles du docteur Marsch.djvu/185

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de vos épreuves, de vos succès ou de vos défaites, et vous pensez peut-être que personne ne les voit, à l’exception de l’Ami dont vous demandez l’aide tous les jours, si j’en crois la couverture bien usée de votre petit livre. Mais, moi aussi, j’ai tout vu, et je crois de tout mon cœur à la sincérité de votre résolution, puisqu’elle commence à porter des fruits.

« Continuez patiemment et bravement, ma chérie, et croyez toujours que personne n’est plus touché de votre courage que votre mère qui vous aime tendrement. »

« Cela me fait du bien, s’écria Jo, cela vaut des millions de francs et de louanges ! Oh ! ma mère, j’essaye, je continuerai à essayer sans me décourager, puisque je vous ai pour m’aider. »

Jo, appuyant sa tête sur son bras, mouilla le petit essai de roman qu’elle était en train d’écrire de quelques larmes de bonheur. Elle avait pensé quelquefois que personne ne remarquait et n’appréciait ses efforts, et la petite lettre de sa mère lui était doublement agréable, étant inattendue et venant de la personne dont l’approbation lui était le plus précieuse. Se sentant plus forte que jamais, elle mit le petit billet dans sa poche comme un bouclier et un souvenir, et ouvrit son autre lettre en se sentant préparée à bien recevoir toute nouvelle, bonne ou mauvaise. Celle-ci était de Laurie, qui avait une écriture grosse et ornée de fioritures.

« Chère amie,

« Quel plaisir !

« Les Vangh viendront me voir demain, et je voudrais nous faire à tous une bonne journée. S’il fait