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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/97

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pendant dans ce cabinet noir que ce qu’on y met généralement : des vêtements, des souliers, des malles et des caisses à chapeau ; mais les vêtements étaient des petites robes blanches ou noires, et les souliers, de mignonnes bottines ; jamais les chapeaux n’avaient appartenu à l’oncle Alec, et les malles étaient marquées : R. C.

Comprenant que le petit paradis qu’elle venait de visiter lui était destiné. Rose se jeta au cou de son oncle en criant :

« C’est trop, beaucoup trop ! Vous êtes mille fois trop bon pour moi… Dorénavant, je vous obéirai en tous points ; je monterai des chevaux sauvages si vous le désirez ; je ferai de l’hydrothérapie et je mangerai de la bouillie d’avoine et de la viande crue, afin de vous prouver combien je vous suis reconnaissante de cette jolie chambre.

— Qu’est-ce qui vous fait croire que j’ai arrangé ceci à votre intention ? demanda le docteur heureux de son bonheur.

— Qui me le fait croire ? Je ne le crois pas, j’en suis sûre. Je le lis dans vos yeux, je le vois dans les moindres détails… Autrement pourquoi ces boutons de rose partout ? pourquoi cette table à ouvrage ? Oh ! c’est bien pour moi !… Mais j’y songe, ajouta-t-elle avec un changement de voix instantané, tante Jessie m’a recommandé de faire attention à ce que vous ne me gâtiez pas trop. Peut-être vaudrait-il mieux ne pas (elle étouffa un gros soupir)… ne pas accepter cette charmante chambre.