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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/96

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voir des ustensile de toilette en faïence à fleurs bleues, et un appareil hydrothérapique avec des serviettes turques et une éponge plus grosse que la tête de Rose.

« Cela me fait frissonner, se dit la petite fille en jetant les yeux sur ce dernier objet ; faut-il que l’oncle Alec aime l’eau froide ! »

On voyait dans un autre coin un grand meuble sculpté, d’origine indienne, aux tiroirs entrouverts. Rose pensa à part elle que ce serait là un bien joli endroit pour serrer tous les trésors que son oncle lui avait donnés.

« Ô la ravissante toilette ! s’écria-t-elle en apercevant une chose fort surprenante dans l’appartement d’un monsieur : une table de toilette, surmontée d’une grande glace ovale. Des draperies de mousseline blanche, retenues par des rubans bleus, descendaient du bec d’un aigle doré placé au-dessus de cette glace, et venaient entourer une table recouverte de mousseline blanche sur transparent bleu et sur laquelle s’étalaient des brosses à manche d’ivoire, deux flambeaux d’argent, une petite boîte à bijoux, un vide-poche et une grande pelote en satin bleu jonché de boutons de roses.

Sans laisser à sa nièce le temps de s’appesantir sur toutes ces anomalies, le docteur dit, en ouvrant une porte :

« Vous savez que les hommes ont besoin de beaucoup de place pour ranger et accrocher leurs effets. Trouvez-vous que j’en aurai assez comme cela ? »

Rose poussa un petit cri de surprise. Il n’y avait ce-