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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/51

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CHAPITRE III


l’oncle alec


Le lendemain, à son réveil, Rose n’était pas bien sûre de ne pas avoir rêvé tout ce qui lui était arrivé la veille, tant cette journée avait été pleine de surprises. Il lui tardait surtout de s’assurer de la réalité de l’arrivée de son oncle, et, quoiqu’il fût à peine six heures, elle se hâta de se lever et de s’habiller.

On était au mois de mai ; le soleil brillant à l’horizon promettait une belle journée. Après avoir fini sa toilette, Rose ouvrit sa fenêtre et vint s’accouder sur son balcon. Un rouge-gorge faisait son nid dans le vieux marronnier dont les branches s’avançaient auprès de la maison ; il apportait brin à brin les fétus avec lesquels il construisait la demeure de ses petits, chef-d’œuvre d’amour et de patience, et la petite fille le suivit longtemps des yeux. Puis elle admira l’Océan qui s’étendait à perte de vue devant-elle, et, bercée par le bruit des vagues, elle se laissa aller à la rêverie.

Elle agitait une grave question dans son esprit. Aimerait-elle l’oncle Alec ? Ne l’aimerait-elle pas ?