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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/45

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LE CLAN DES CAMPBELL.


Les goûters de tante Prudence étaient renommés parmi ses neveux.

« Ne faites pas tant de bruit, mes enfants, dit la bonne dame en se bouchant les oreilles. Vous m’assourdissez. Puisque vous tenez tant à Rose, je lui permets de venir vous rejoindre quand elle aura refait sa toilette et pris une cuillerée de vin de quinquina. Que voulez-vous pour votre goûter ?

— Du plum-cake.

— Des confitures.

— Du pain d’épice.

— De la gelée de pommes.

— Des poires.

— Je suis sûr que Rose aimerait des beignets de pommes.

— Elle aimerait bien mieux des tartes à la crème ! »

Chacun ayant ainsi donné son goût en même temps que ses conseils, tante Prudence alla vaquer aux préparatifs du festin.

Un quart d’heure après, Rose sortait de sa chambre avec un tablier neuf et des cheveux bien lisses. Ses cousins l’attendaient dans le vestibule ; elle s’arrêta à mi-chemin pour les regarder à son aise. Jusque-là, elle avait été trop intimidée pour oser faire cet examen ; mais, du haut de l’escalier, rien n’était plus facile que de voir sans être vue.

Les sept cousins avaient une ressemblance de famille très marquée ; tous étaient blonds aux yeux bleus, mais c’était une sorte de gamme de couleurs, car on voyait