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LA PETITE ROSE

joli, pas même au théâtre, la seule fois que j’y suis allée.

— Oui, nous ne dansons pas trop mal, fit Charlie en se redressant, mais ce n’est rien en comparaison de nos autres talents. Si nous avions apporté nos chalumeaux, nous vous aurions donné un concert. »

Rose commençait à croire qu’elle avait quitté l’Amérique pour se trouver tout à coup transportée dans les montagnes de l’Écosse.

« D’où vous est venue cette idée de former un clan ? demanda-t-elle. Notre famille serait-elle d’origine écossaise ? Je l’ignorais complètement. »

Archie se chargea de lui répondre du haut du phaéton où il s’était perché :

« Notre grand-père descend d’une des plus vieilles familles d’Écosse, lui dit-il. Un des romans de Walter Scott nous le remit en mémoire il y a trois mois. À force de chercher, nous trouvâmes une cornemuse, des chalumeaux et tous les ornements caractéristiques de notre costume, et nous organisâmes le clan des Campbell en jurant d’y faire honneur à tous les points de vue. Je vous avoue que c’est pour nous une grande source de distractions.

— Je n’en doute pas, fit Rose en hochant la tête d’un air d’approbation.

— Ma cousine, ajouta Charlie, nous vous donnerons quand vous en aurez envie le spectacle d’un combat à la claymore. Je représente Fitz-James, et Archie, Roderick Dhu. À nous deux, nous faisons des choses merveilleuses.