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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/40

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LA PETITE ROSE

gnèrent tout d’une pièce comme des soldats de bois d’une boîte de Nuremberg.

Jamie vint alors demander naïvement à sa cousine :

« M’avez-vous apporte quelque chose ?

— Oui, beaucoup de bonbons. »

Là-dessus, Jamie, enchanté, grimpa sur les genoux de Rose et lui donna coup sur coup deux baisers sonores.

Celle-ci, prise à l’improviste, demanda précipitamment :

« Avez-vous vu le Cirque ?

— Où donc ? s’écrièrent ses cousins.

— Là-bas, dans la rue. Je l’ai aperçu très peu de temps avant votre arrivée. Il y avait un char blanc et rouge et des petits chevaux. »

Rose s’arrêta court. Qu’y avait-il donc de si extraordinaire dans ces paroles pour qu’en les entendant ses cousins se missent à rire, à battre des mains et à crier comme des fous ? Quelle bévue avait-elle pu commettre inconsciemment ?

Quand le tumulte fut un peu apaisé, Archie lui en expliqua la cause :

« Ah ! cousine, lui dit-il, c’est ainsi que vous nous prenez pour un cirque ambulant, pour des bohémiens peut-être ?

— Comment ! c’était vous ? s’écria Rose.

— Mais oui, c’était nous ! On vous taquinera longtemps à ce sujet.

— Cette voiture était si drôle, balbutia Rose.

— Venez la voir, » interrompit le prince Charmant.

Deux minutes après, la petite fille se trouvait comme