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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/33

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CHAPITRE II


le clan des campbell


Rose se vengea des dernières paroles de Debby en lui faisant à travers la porte une grimace significative, puis elle remit son tablier droit, passa la main dans ses cheveux pour s’assurer qu’aucune boucle rebelle ne s’était échappée de son ruban et fit appel à tout son courage.

Ces préparatifs indispensables une fois terminés, elle entr’ouvrit sans bruit la porte du salon et y jeta un regard furtif. Elle n’y vit personne, et, n’entendant rien de suspect, elle s’imagina que les visiteurs étaient partis. Elle entra hardiment avec cette conviction ; mais ce qu’elle aperçut alors la fit reculer de plusieurs pas en poussant un petit cri étouffé.

Sept garçons étaient alignés contre le mur, par rang de taille ; il y en avait de tous les âges et de toutes les grandeurs, et ils se ressemblaient plus ou moins ; mais tous avaient des yeux bleus et des cheveux blonds, et tous portaient avec désinvolture le joli costume des Écossais. Rien n’y manquait : ni le plaid, ni la toque, ni les grandes