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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/215

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Je constate avec une satisfaction sincère que toutes ces boutonnières sont terminées, à chaque bout, par une petite bride qui les rend si solides que je ne pourrai plus les déchirer selon ma triste habitude. Mais ne vous donnez pas la peine de coudre les boutons, je me charge de cette besogne.

Vous ! s’écria la petite fille d’un ton d’incrédulité.

— Moi-même. Je vais aller chercher ma trousse et vous verrez par vos propres yeux de quoi je suis capable. »

Rose n’en revenait pas.

« Il plaisante, dit-elle pendant son absence.

— Pas le moins du monde, répondit tante Patience ; c’est moi qui lui ai appris à recoudre ses boutons, lors de son premier voyage en mer, quand il n’était encore qu’un enfant. Les marins sont bien forcés de savoir tenir une aiguille. »

Cinq minutes après, Rose dut se rendre à l’évidence. L’oncle Alec cousait très adroitement ses boutons.

« Ah ! s’écria-t-elle dans son admiration, vous savez tout faire !

— Il y a deux choses dans lesquelles, à mon grand regret, je suis loin d’être à votre hauteur, répondit le docteur.

— Lesquelles donc ?

— Le pain et les boutonnières.