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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/187

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CHAPITRE XII


dans les bois


Les vacances étant terminées, les garçons reprirent leurs études, au grand désespoir de Mac qui ne pouvait les suivre. Cependant il allait mieux, on lui permettait de sortir ; mais il était toujours condamné à une inaction complète, et, que ce fût ou non l’effet des verres fumés de ses grandes lunettes, il ne voyait plus la vie que sous les couleurs les plus sombres. Il faut connaître par expérience le genre de souffrance qu’amène le désœuvrement forcé pour bien comprendre ce qu’il a de pénible. Bientôt le pauvre Mac eut le spleen.

« Je deviendrai fou si vous ne me donnez pas une occupation quelconque, » dit-il un jour à sa cousine.

Rose eut recours à son consolateur habituel, l’oncle Alec, et, comme toujours, celui-ci les tira d’embarras. Il ordonna au malade et à sa garde d’aller respirer l’air des montagnes pendant tout le mois de septembre, en compagnie de tante Jessie et de son petit Jamie. Miss