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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/180

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« Je regrette de m’être moqué d’elle l’autre jour quand elle pleurait la mort de son petit chat. Dorénavant je ne la taquinerai plus.

— Et moi qui l’appelle toujours « petite fille, » dit Charlie, faudra-t-il lui faire des excuses ? Cela la rend furieuse ! En y réfléchissant, c’est vrai qu’elle n’a guère qu’un ou deux ans de moins que moi ; mais… mais elle est si blonde et si mignonne qu’elle me fait l’effet d’une poupée.

— Cette poupée a un bon petit cœur et un esprit égal à celui de bien des grands garçons, rétorqua Stève. Mac dit qu’elle a encore plus de mémoire que lui, et maman fait grand cas d’elle. D’ailleurs vous pouvez dire tout ce que vous voudrez de Rose, vous n’êtes pas son préféré ; elle a avoué l’autre jour que c’était Archie qu’elle aimait le mieux : parce qu’il avait du respect pour elle.

— Ne vous montez pas comme un coq en colère, répondit flegmatiquement le prince Charmant. Si Rose a un faible pour notre chef Archie, elle a bien raison, et si elle veut « du respect » nous lui en donnerons tous ! »

Au même instant, tante Juliette traversa la chambre où étaient ses neveux, et entra dans celle de Mac.

« Rose, dit-elle presque aussitôt, avant votre départ vous seriez bien gentille de refaire un garde-vue pour Mac ; celui-ci est tout taché, et, Mac devra sortir demain si le ciel est couvert, il est nécessaire d’en avoir un propre.

— Bien volontiers, ma tante, » répondit Rose d’une