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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/161

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CHAPITRE X


pauvre mac


Si Rose avait fait son petit sacrifice dans le but de recevoir des compliments, elle eût été fort désappointée ; ses oncles et ses tantes ne lui en dirent pas un traître mot. Cela ne les empêchait pas, au fond, de lui en savoir très bon gré et de le lui montrer en plus d’une occasion, mais ses cousins ne se gênaient pas pour lui exprimer hautement leur désapprobation. Elle entendit un jour Archie dire en levant les épaules d’un air de pitié, que c’était du pur Don Quichottisme ; Stève déclara que cela n’avait pas le sens commun, et Charlie blessa encore plus profondénient la malheureuse héroïne en disant d’elle qu’elle était bien la petite fille la plus toquée qu’il eût jamais vue.

Pareille chose n’est pas rare en ce monde ; nos meilleures actions sont souvent les plus mal interprétées. Or, il est toujours pénible d’être jugé de travers. Sans vouloir prendre la trompette de la renommée pour annoncer à tout l’univers ce que nous avons pu faire de bien, nous n’en désirons pas moins que tous ceux qui nous sont chers