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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/111

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« Il me semble que je reviens de Chine ! » s’écria Rose en sortant du port.

Par le fait, avec la grande ombrelle bariolée que M. Whang-Lo avait eu l’amabilité d’offrir à Rose au dernier moment et que la petite fille s’était empressée d’ouvrir pour se garantir du soleil absent, avec les nombreux paquets rapportés à l’intention des grand’tantes et les lanternes chinoises que l’oncle Alec destinait au balcon de sa nièce, et qui se balançaient au gré des vents au-dessus de leurs têtes, leur petite embarcation avait véritablement l’air de sortir de Chine.

« Comment trouvez-vous cette manière d’apprendre la géographie ? demanda le docteur.

— On ne peut plus agréable, répondit Rose. J’en ai plus appris en une heure que dans tout le temps que j’ai passé en pension ; cependant je savais toujours bien mes leçons pour les réciter, mais je les oubliais aussi vite que je les avais apprises, et tout ce que je me rappelais ce matin à ce sujet, c’était que les Chinois avaient des pieds microscopiques !… À propos, j’ai vu Fun-See regarder les miens ; il a du les trouver épouvantablement grands, ajouta Rose en regardant ses bottines d’un air de mépris.

— Eh bien, dit l’oncle Alec, puisque ma méthode vous plaît, nous trouverons des cartes et une mappemonde, et je vous raconterai en détail tous mes voyages. Ce sera presque aussi amusant que de les faire en réalité.

— Vous qui aimez tant à voyager, vous allez vous ennuyer ici, mon oncle ! s’écria Rose. Tante Prudence m’a