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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/96

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X


LE DORTOIR

Après avoir mis le grec et le latin en français, et le français en grec et en latin chaque jour ; après avoir joué avec une activité, une ardeur infatigables aux heures de récréation ; après avoir fait maintes et maintes malices à messieurs les pions ; après avoir critiqué les haricots qui n’étaient pas cuits, ou plutôt qui n’avaient pas voulu cuire, le collégien monte au dortoir et se couche, ou, pour mieux dire, on lui dit de se coucher. L’un d’eux, à l’aide de la confusion qui règne toujours un peu en ce moment, entre sous son habit un chat qui va jouer son rôle.

Le pion, qui a des yeux tout autour de la tête, et, disent de méchantes langues, peu ou pas grand’chose dedans, se promène entre les deux rangs de lits du dortoir, surveille à droite, à gauche, revient sur ses pas, retourne par où il a déjà passé, et, jugeant enfin que la tran-