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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/95

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Mais quand on s’est tâté le pouls de l’amitié, du dévouement, et qu’un certain nombre d’épreuves sont venues successivement confirmer une première opinion mutuelle, oh ! alors on se donne un baptême, mais un baptême sacré, on s’appelle mon copain.

Et dans toutes les circonstances on est à la vie à la mort… Est-on en promenade et n’a-t-on de numéraire que pour un verre de coco, le cœur en fait un égal partage, eût-on soif à vider la fontaine du marchand. C’est là justement que l’on reconnaît le copain pur sang.

Et, plus tard, si le copain a une jolie sœur, il peut faire comme Oreste, devenir doublement copain en la donnant à son ami Pylade ; et le marié le jour de sa noce s’écriera :

L’amitié d’un copain est un bienfait des dieux !

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