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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/82

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MYSTÈRE DU COLLÈGE

L’INSPECTEUR. — Mais, Dieu me pardonne, c’est du bordeaux et du bordeaux pur encore ! — Je vous félicite, monsieur, vous aurez la bénédiction des parents de vos élèves. En attendant, comptez sur la reconnaissance de l’autorité supérieure, elle saura par moi… oui, messieurs, elle saura par moi tout le zèle que vous apportez dans l’exercice de vos nobles, utiles et importantes fonctions. Je lui dirai combien vous avez de droits à sa reconnaissance. (À ce mot, le proviseur regarde la boutonnière de son habit où déjà brille le futur ruban. Les élèves rient en dedans, et l’on entend prononcer sourdement ce mot : Fameux ! fameux !) Adieu, messieurs ; continuez, vous, monsieur le proviseur, à donner des sujets distingués à la patrie, et vous, monsieur l’économe, à leur faire un bon estomac et à leur donner une force physique en harmonie avec la force et l’étendue de leurs études. Adieu, adieu, messieurs !

Déjà, il est dans la cour, le cocher et les chevaux se réveillent ; le cocher, comme on dit, brûle de la mèche, les chevaux frappent le pavé de leurs pieds ; des étincelles en jaillissent, et, au milieu de ce feu d’artifice en plein jour, et à bon marché, M. l’inspecteur remonte dans sa voiture, qui le conduit… où donc ? eh, parbleu ! chez lui, où il va se délasser de la fatigue que lui a occasionnée sa version latine.