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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/76

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mais redressant son chef et regardant son monde en face, avec cette assurance que donne l’avantage de la position.

Depuis un mois on l’attendait, et au redoublement de zèle qu’il y avait depuis vingt-quatre heures dans toutes les parties des services du collège, il était facile de prévoir le jour même de sa visite.

Aussi, depuis un mois, on est occupé à blanchir les murs, à raboter et à polir les tables, à nettoyer les vitres, à assainir les dortoirs, à faire recarder les matelas, dégraisser les couvertures ; enfin, chose digne de remarque, il n’y a pas dans le collège une seule toile d’araignée, et il y en avait qui étaient superbes de vieillesse !

Si nous examinons l’équipement du collégien, nous constatons que depuis le temps susdit, ses souliers sont régulièrement et entièrement cirés tous les jours, et qu’il n’y en a pas une seule paire d’éculée, et qu’il ne manque pas un seul bouton à son habit !

Mais c’est peu ; arrivons à un point capital, le régime alimentaire. Oh ! depuis un mois il est beaucoup mieux, afin que la transition ne soit pas trop brusque et ne jure pas trop avec le régime du grand jour, celui du jour de la visite de l’inspecteur.

Voilà pour le matériel.

Passons maintenant à la partie morale, à celle qui doit attirer de pompeux éloges à M. le proviseur et à MM. les professeurs.