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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/63

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DU COLLÈGE.

main chaude, et s’il ne devine pas, pour le dérouter un collégien prend son soulier et lui en donne un vigoureux coup dans la main. « Ah ! c’est toi, Prosper ! — Non, non, non, ce n’est pas lui ! » et il faut que le patient reprenne sa position jusqu’à ce que le hasard lui ait fait mettre la main sur celui qui l’a touché… ou frappé. Et tout cela est accompagné d’une gaieté collégienne qui se renouvelle chaque jour, gaieté qui chaque jour est nécessaire pour rendre moins amère l’explication de ce Virgile qui est si doux, de cet Horace qui est si fin, de cet Homère à l’éternelle jeunesse, et enfin de tout le bagage littéraire grec et latin, bagage que le collégien n’oublie jamais d’emporter… attendu qu’il l’a fait assez enrager pour qu’il lui soit cher.