Ouvrir le menu principal

Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/56

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
48
MYSTÈRES

Et les glissades ! C’est sans contredit au collège que l’on voit les plus belles. Chacune d’elle est occupée par vingt collégiens


Albanès,Les mystères du collège,1845 056.jpg

qui se succèdent avec une rapidité et une impatience tellement brûlantes, que l’on a une idée du mouvement perpétuel.

Et ce qui complète ce tableau, c’est que, de différents côtés, s’engagent des combats à coups de boules de neige, et le rire, la joie, sont à leur dernier degré quand elles atteignent les combattants et se brisent au beau milieu de leur visage.

Excepté dans la cour du petit collège, où se tiennent les plus jeunes collégiens, les âges, comme on le pense bien, se classent. Les collégiens de dix à douze ans, ceux de douze à quinze, de quinze à dix-huit, vont en général ensemble, ou bien ont un penchant à se rapprocher ; et c’est surtout dans les conversations qui s’engagent que cela se fait remarquer, car, parmi les cris qui partent et se croisent de tous côtés, on voit ce qu’on appelle les studieux ou piocheurs se promener avec une certaine gravité et s’entretenir de leurs succès. Parmi eux on remarque ce qu’on appelle les grands ; ils