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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/55

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DU COLLÈGE.

à tirer parti de tout, la neige et la glace, cet effroi de l’âge mûr, viennent charmer la récréation des collégiens. Il faut les voir commencer une boule de neige grosse comme un œuf, et l’amener à une grosseur telle que l’on ne peut plus la démarrer.


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Ce moment est le plus beau… on va incruster dans la boule de neige les traits du pion. Oh ! c’est alors que l’on jouit de son œuvre, que l’on bat des mains, et que l’on se dit dans son lit au beau milieu de la nuit, dans ce lit où l’on a quelquefois moins chaud que dans la cour : Dieu ! quel malheur si le dégel allait venir ! il ferait fondre notre boule de neige !

Et puis on se rappelle que, lui aussi, Napoléon en faisait, des boules de neige, à Brienne, et ce souvenir mêlé à l’action vaut un calorifère pour le collégien.