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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/43

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DU COLLÈGE.

même. — Les murailles de la Chine… ah ! pardon, mille pardons, monsieur… Elles ont été construites… de pain d’épice. »

Le professeur, homme d’esprit, du reste, mais cette fois honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Voyons maintenant le collégien en face de son maître d’étude, de son pion, comme il veut absolument l’appeler.

Un tumulte se fait entendre, et notre attention redouble… Le maître d’étude crie… les élèves rient de plus fort en plus fort… qu’est-il donc arrivé ?

Ce qui est arrivé ! ah ! je garantis que le collége ne l’oubliera pas.

Les naturalistes disent que le lézard est l’ami de l’homme, nous, pour être plus dans notre sujet, nous dirons que le collégien est l’ami du lézard.

Il y a dans le collège un mur à plate-forme, mur très-respectable par sa vieillesse, lequel est crevassé à tel point que je ne sais combien de lézards y élisent domicile.

À l’heure où le soleil darde ses rayons vivifiants sur le sommet du mur les lézards font leur promenade.

Le jeune Julien, au moyen d’un fourreau de parapluie placé au-dessus d’un des trous où se réfugient ces pauvres animaux, était parvenu à en attraper un d’une fort jolie dimension. Son lézard, auquel il avait donné le nom grec et