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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/31

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DU COLLÈGE.

Et Édouard de dire : « Coquin ! comme les camarades vont être contents ! »

Et le père de s’écrier : « Mais dépêchez-vous donc ! nous arriverons trop tard, vous verrez ça… et vous en serez la cause.

— Ah ! maman, maman, tu as oublié de mettre dans le panier le pot de beurre de Bretagne et les confitures de mirabelle.

— Nous n’avons pas le temps, nous n’avons pas le temps ; partons, partons ! s’écrie le père.

— Tu me les apporteras, dit Édouard à Estelle.

— Oui, mais ce jour-là, tu seras peut-être en retenue, vilain.

— Oh non, non, je te le promets. J’aime le beurre de Bretagne et la mirabelle au moins autant que mes classiques… et puis je songerai toujours à toi. »

Ces dernières paroles se disaient en quittant la maison paternelle.

C’en est fait, les vacances sont finies, les portes des collèges sont ouvertes, les élèves arrivent en foule. Alors tout est en mouvement, tout s’anime ; c’est un tableau vraiment curieux.

Il faut voir avec quel élan ceux qui sont restés captifs reçoivent les arrivants.

« Ah ! c’est toi, te voilà, Edmond ! — Bonjour, mon cher Eugène.

— Mon Dieu ! comme je me suis ennuyé depuis que je ne t’ai vu. Il était temps que les vacances finissent, va,