Ouvrir le menu principal

Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/30

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
22
MYSTÈRES

Le dîner, comme on le pense bien, détourna un peu les bons parents de cette idée fixe :

C’est demain matin que nous nous en séparerons.

Le dîner fini, on se rend au salon, et là, chacun donne les meilleurs conseils au jeune collégien.

« Mon frère, dit la jeune Estelle, m’a promis qu’il serait bien sage, bien soumis, bien raisonnable, afin de n’être jamais en retenue quand j’irai le voir. »

Édouard, d’un air bon et malicieux à la fois, regardait sa sœur en souriant et semblait lui dire : C’est vrai, j’ai promis ; mais…

La société s’en va et l’on se couche. Ah ! c’est alors que toutes les réflexions arrivent.

Édouard se dit : Ah ! mon bon lit, si je pouvais l’emporter !… mon bon oreiller… et mon édredon !… Dieu ! comme le maître d’études, le pion, le regarderait avec des yeux jaloux !…

Mais allons, reçois mes adieux, puisqu’il le faut.

Le matin de bonne heure, et le père avait donné l’exemple, tout le monde était levé dans la maison.

On déjeune à la hâte, vite et vite. La mère garnit un énorme panier de ceci, de cela.