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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/151

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            Brisant des potentats la couronne éphémère,
            Trois mille ans ont passé sur la cendre d’Homère !
            Et depuis trois mille ans Homère, respecté,
            Est jeune encor de gloire et d’immortalité.

— Eh bien, qu’est-ce que cela prouve ? — Et il demande ce que cela prouve ! Sauve-toi… Tiens, tu n’es qu’une citrouille fricassée dans de la neige. » Notre rimeur s’éloigne, et la colère l’a fait plus poëte qu’il ne l’était. Des idées lui viennent pour sa tragédie de collège, il prend son crayon et écrit.


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Mais voici venir par derrière lui trois musiciens, qui étaient parvenus, au risque de se faire punir sévèrement, à se procurer, l’un un cornet à piston, l’autre un violon, le troisième un cor de chasse. Ils se mettent soudain à jouer avec une ardeur incroyable, pensant donner au poëte des inspirations divines. Celui-ci se retourne et leur dit : « Que le diable vous emporte avec votre tintamarre ! — Tiens, tiens, quel vertigo