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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/14

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MYSTÈRES

Oh ! vont s’écrier beaucoup d’entre vous, que d’ennuis et de larmes de moins, s’il en était ainsi chez nous ! C’est possible ; mais souvenez-vous bien que si les racines de l’étude sont amères à douze ans, les fruits qu’on en recueille à vingt-cinq sont bien doux.

Mais continuons. Les juifs aussi avaient des collèges ; l’histoire nous vante beaucoup ceux de Tibériade, de Jérusalem et de Babylone.

Et les Romains, ces fiers Romains qui jetèrent l’épouvante dans le monde entier, en ont institué aussi, eux, des collèges ; ils en ont fondé dans les Gaules, à Marseille, à Lyon, a Bordeaux. Il paraît qu’ils avaient du temps pour tout, ces vainqueurs des vainqueurs.

Vous le voyez, de tout temps ç’a été une conjuration contre vous ; de tout temps vous avez été circonscrits, cernés, bloqués par l’étude.


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Et ces maîtres qui vous surveillent, qui ont toujours les yeux fixés sur vous… Quoi ! vous baissez la tête, vos bras