Ouvrir le menu principal

Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/84

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
84
les drames du nouveau-monde

— Elle ne l’avait certainement pas autour du cou lorsqu’elle l’a perdue ; observa Canfield en se précipitant pour ramasser le bijou.

— Non, elle plaçait toujours sa montre sur une chaise à côté de son lit. Nous sommes ici sous l’ancien emplacement de sa chambre : tenez voilà encore un pied du lit.

Le nègre ne se trompait pas ; dans l’espoir de sauver encore quelque épave provenant de sa bien aimée, le jeune officier chercha partout avec ardeur ; mais ses recherches, quoique prolongées fort longtemps, restèrent infructueuses. Alors prenant sur lui la petite montre avec une religieuse affection il s’éloigna suivi du nègre, et se retira dans d’épais buissons. Son cheval avait aussi été mis en lieu de sûreté : tout étant ainsi arrangé, il fit asseoir Caton à côté de lui.

— Est-ce que tu as envie de dormir, Caton ? lui demanda-t-il.

— Non : Pourquoi me faites-vous cette question ?

— Parce que je suis bien las, et je serais aise de dormir un peu. Ne pourrais-tu pas veiller pendant ce temps-là ?

— Oui ; mais que faudra-t-il faire si je vois venir quelque Indien ?