Ouvrir le menu principal

Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/83

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
83
rayon-de-soleil

— Massa Canfield, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que l’Indien n’arrivât pas avant la nuit ; ces gens là n’aiment à marcher que dans l’ombre, notre attente pourrait être longue encore. Et si d’autres Indiens viennent rôder par ici nous courrons des dangers : ce ne serait pas, je crois une mauvaise idée de nous enfoncer dans les bois, de manière à ne pas être aperçus par ces vagabonds.

Le lieutenant partagea l’avis de Caton ; tous deux se retirèrent dans le fourré, cherchant un abri qui les rendit invisibles. En marchant, le nègre heurta du pied un monceau de cendres, à côté des ruines de la maison. Un coup d’œil dirigé sur le sol lui fit remarquer quelque chose de brillant. Sa surprise fut grande en apercevant une montre en or et sa chaîne que Mary Prescott portait habituellement. La chaîne avait été fondue en partie par l’ardeur des flammes ; mais, chose singulière, la montre était à peine ternie, tant elle avait été bien préservée.

En la voyant, Caton se mit à rouler de gros yeux et s’écria :

— C’est çà de miss Mary ! c’est çà de miss Mary !