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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/47

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mange… Tonnerre et éclairs ! que ce poisson sent bon ! ah ! si je suis un adroit pêcheur, vous êtes une habile cuisinière !

Pour prix de sa flatteuse soumission, il reçut une portion double qu’il fallut dévorer sans reprendre haleine.

Intérieurement, il se sentait bouillir en songeant qu’Oonomoo l’attendait et perdait infailliblement patience.

Mais, d’autre part, il se consolait un peu en donnant carrière à sa vorace gourmandise, et en réfléchissant que, la première vertu de l’Indien étant une ténacité invincible, il retrouverait probablement son ami au rendez-vous.

Enfin le repas finit, et, pour la première fois de sa vie, Hans Vanderbum quitta la table avec plaisir.

Un quart d’heure après il avait rejoint Oonomoo. Ce dernier était sur le point de partir, lassé d’une aussi longue attente. Hans Vanderbum s’excusa de son mieux et se hâta de répondre aux avides questions de l’Indien, concernant la jeune et intéressante prisonnière.

— Elle m’a chargé de vous dire que, si elle est malade d’esprit, elle se porte assez bien d’ailleurs ;