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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/41

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chercha à dissiper le mal qu’il venait de faire, et lui passant doucement la main sur la tête, il dit gentiment :

— Ne vous tourmentez pas, ma mignonne ; je comprends bien votre triste position et j’en suis bien chagrin. Mais je voudrais vous faire encore une question.

— Laquelle ? demanda la jeune fille avec un regard étonné.

— Mais… y répondrez vous… ? murmura Vanderbum avec une expression bizarre et mystérieuse.

— Je vous répondrai sur le champ, si c’est en mon pouvoir. Je vous en conjure, n’hésitez pas à me la faire.

— Eh bien ! je me risque. Je voudrais savoir quelque chose… comme qui dirait… savoir, si quelque beau et bon garçon ne serait pas amoureux de vous, vous amoureuse de lui, ce qui ferait que vous seriez amoureux l’un de l’autre ?

Une vive rougeur envahit les épaules, le cou et le visage de Marie, jusqu’aux cheveux ; cette muette réponse valait bien des paroles. Néanmoins Vanderbum insista doucement.

— Pourquoi vous cacherais-je la vérité ? répli-