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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/35

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et déployant pour cela tout son génie ; — car malgré sa lourde apparence, il ne manquait pas d’une certaine malice.

Ses recherches ne furent pas longues : au milieu du village, ses yeux tombèrent sur un groupe tumultueux qui entourait une cabane, s’efforçant de voir dans l’intérieur, parlant et gesticulant tout à la fois.

— Qu’est-ce qu’il y a encore de nouveau ? demanda-t-il brusquement aux assistants tout en se frayant vigoureusement passage au travers de la foule.

Personne ne lui répondit, ce qui ne l’empêcha point de satisfaire sa curiosité en s’introduisant dans la hutte : là, il trouva une jeune fille âgée d’environ quinze ou seize ans, assise par terre à côté d’une vieille squaw avec laquelle elle avait cherché à lier conversation. Mais, n’ayant pu se comprendre parce qu’elles parlaient chacune un idiome différent, les deux femmes demeuraient muettes et immobiles.

Hans Vanderbum l’examina avec curiosité et sentit son cœur se serrer d’une tendre pitié pour la charmante créature qu’il avait sous les yeux. Elle portait le costume simple et grossier des