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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/27

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— Oui ; Oonomoo voulait vous voir et vous parler, répliqua l’Indien en faisant signe à Vanderbum de le suivre.

Aussitôt tous deux s’enfoncèrent dans le fourré, de façon à être à l’abri de tout regard : le Hollandais n’hésita pas à suivre le Huron dont la loyauté et l’amitié lui étaient connues.

— Et d’où venez-vous comme cà ? demanda Vanderbum en faisant halte.

— Combattre les Shawnees, dit dédaigneusement le guerrier.

— Ah ! en effet vous avez la peinture de guerre : et… qu’avez-vous fait ?

— La hutte d’Oonomoo est pleine de chevelures scalpées aux lâches Shawnees depuis la dernière lune, reprit le Huron avec des éclairs dans les yeux.

Cette réponse fut faite en idiome Shawnee que l’Indien parlait facilement : Vanderbum aussi l’entendait et le parlait ; leur conversation continua dans cette langue.

— Quand avez-vous vu Annie Stanton pour la dernière fois ? demanda Vanderbum d’un air empressé.

— Il y a plusieurs lunes, alors que le soleil