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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/25

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mystérieusement, quoiqu’il ne fît pas le moindre souffle d’air. Évidemment il y avait là quelque individu désireux de ne pas être aperçu par les Shawnees disséminés sur les rives.

Vanderbum en conclut qu’il lui fallait être fort circonspect dans ses observations.

Quelques minutes plus tard il fit une nouvelle découverte fort significative : il remarqua une main qui battait l’eau de façon à la faire jaillir en l’air.

— En voilà assez ! murmura-t-il ; il y a par là un individu qui ne veut se découvrir qu’à moi, et qui se cache de tous ces badauds à peau rouge errant sur le bord de l’eau. Je vais aller voir ce que c’est.

Sur ce propos, il gagna la terre en marchant prudemment à reculons, et prit ostensiblement le chemin de son wigwam. À sa grande satisfaction, il constata que les Indiens n’avaient fait aucune attention à lui.

Après avoir fait quelques pas dans le bois, il y cacha sa ligne et ses poissons ; puis, par un long détour, il se dirigea vers l’arbre mystérieux.

En route, il fut pris d’une certaine perplexité :