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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/215

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lante étincela en tournoyant dans l’air, le Shawnee tomba comme une masse ; l’arme meurtrière l’avait atteint au milieu du visage et lui avait littéralement fendu la tête. Des clameurs terribles accueillirent cette chute : tous les assaillants fondirent sur le Huron comme une avalanche.

Oonomoo les reçut à la pointe de son couteau avec lequel il décrivit un cercle sanglant : quatre Shawnees tombèrent, fauchés comme des roseaux ; le reste recula. Cet adversaire, semblait jouer avec la mort et lancer la foudre autour de lui. Pour l’aborder, il fallait trébucher sur les cadavres dont il s’était fait un rempart.

Un second assaut fut tenté : trois Shawnees tombèrent encore : l’un d’eux avait la tête presque entièrement séparée du corps ; l’autre la poitrine ouverte jusqu’au cœur ; le troisième avait les nerfs des jambes tranchés.

Alors on vit les vingt-cinq ou trente lâches qui survivaient, se retirer à quinze pas, se mettre en ligne et fusiller de là celui dont ils n’osaient plus approcher.

Quand la fumée des rifles fut dissipée, ils regardèrent avec effroi le redoutable Huron ; il était