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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/206

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les drames du nouveau-monde



nous faîtes perdre un temps précieux ! — Lieutenant Canfield, nous sommes proches du settlement, vous allez, je vous prie, y conduire ma fille, pendant que nous allons faire le coup de feu avec Oonomoo.

— Je proteste chaudement contre cette décision ! s’écria le jeune officier ; je crois qu’il n’y a plus aucun danger à craindre pour miss Prescott ; elle me pardonnera, j’espère, de la quitter en cette occasion et de la confier à la garde de Caton. Quant à moi, je ne puis me décider à laisser Oonomoo partir sans moi : je lui dois plus que ma vie, je ne veux pas, certes, rester en arrière.

La proposition du lieutenant fut acclamée avec enthousiasme. Seulement le capitaine Prescott, pour prévenir l’ombre même d’un danger, chargea un de ses hommes en qui il avait toute confiance, de faire escorte à sa fille.

— Et maintenant, dit il à Oonomoo, tout est arrangé, nous sommes prêts à vous suivre.

— Allons vite, donc ! — Oonomoo ne peut attendre — suivez sa trace.

Au même instant son fils et lui bondirent dans le fourré et disparurent comme deux éclairs.