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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/137

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exception près, il savait bien que ses nouveaux amis feraient d’ailleurs pour lui tout ce qui serait possible, et qu’ils ne le contrecarreraient nullement dans ses projets. Tout cela n’empêchait pas qu’il aurait voulu voir tous ces Miamis aux antipodes.

Pendant ce temps Canfield était resté spectateur anxieux du colloque entre le Huron et les Miamis. Son premier mouvement lorsqu’il les vit apparaître sur le rocher, fut de croire qu’Oonomoo était fait prisonnier.

Cette hypothèse le tourmenta fort ; mais bientôt il devina que les choses se passaient amicalement, et quoiqu’il ne pût comprendre la conversation faite en idiome Miami, les consonnances pacifiques et l’attitude des interlocuteurs le rassurèrent.

Néanmoins il lui restait des inquiétudes, et en s’entendant appeler par le Huron, il tressaillit : son premier mouvement fut de ne pas répondre, car il supposait que ce dernier avait été contraint de dévoiler sa présence ; cependant, réflexion faite, il se décida à se montrer.

— Canfield ! Canfleld ! répétait le Huron.

— Me voici, Oonomoo, que voulez vous ?